L’après-guerre voit Livry se développer, la population passant de 400 habitants en 1945 à 800 en 1965, puis 1600 en 1980 (1956 aujourd’hui). Des lotissements sortent de terre, de nouvelles voiries sont viabilisées, l’école devient trop petite, la mairie aussi, et les nouveaux habitants réclament de nouveaux services. Les municipalités qui se succèdent s’efforcent donc de répondre à ces demandes : création d’une école maternelle, d’un restaurant scolaire, implantation de commerces (pharmacie, boulangerie, épicerie, services médicaux…) dans des bâtiments mis à disposition par la commune.
Bénéficiant par ailleurs d’une vie associative riche et dynamique, Livry tente de proposer un cadre attrayant combinant le calme de la campagne aux facilités de la vie moderne. Une vigne y a été replantée, qui produit un vin blanc (Chardonnay), les bois sont parcourus d’allées où se croisent joggeurs, cueilleurs de champignons ou simples promeneurs, Melun est à deux pas et le train joint la capitale en 40 minutes.
Le château abrite aujourd’hui un centre d'Hébergement d'Urgence. A côté se trouve une maison de retraite pour les sœurs dominicaines. Le Fief du Pré a retrouvé le rôle central qu’il occupait dans la vie locale : la mairie y a été transférée en 2019. La place avec ses bancs de pierre et ses tilleuls reste le lieu où bat le cœur du village. Livry change mais reste le même.
Un résumé de Philippe Bailly
Photos : Dominique Gervais